Le Prince et le Pontife (Édito)

 

Au nom de la paix, et pour l’espérance…

A l’invitation de S.E. Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Sa Sainteté le Pape Léon XIV, Chef de l’Etat du Vatican, visite le « berceau de nos ancêtres », du 15 au 18 avril de l’an de grâce 2026.

 

Ce séjour, aux allures d’authentique pèlerinage, offre au souverain pontife l’occasion de prendre contact avec un pays qui est un bastion fort de l’Eglise Catholique Romaine, en terre africaine, un condensé du continent.

 

Nul esprit sain ne saurait bouder le privilège unique de cette quatrième visite d’un pape sur le sol national, sous le magistère du même Président, Paul BIYA… Et le fait qu’il s’agisse de la toute première tournée africaine du Pape Léon XIV, moins d’un an après son élection, en rajoute à l’exception et à la légitime fierté.

 

Là s’arrête le côté anecdotique de ce voyage. Car, au-delà de son évidente visée pastorale, cette visite offre, par-dessus tout, l’opportunité d’une rencontre inédite au sommet, entre deux grands hommes d’Etat de notre époque. Et les sujets de grand intérêt ne manquent pas ces temps, pour nourrir les entretiens entre les deux leaders, pour le bien du Cameroun, de l’Afrique, de l’humanité en crise.        

 

C’est ici (divine surprise !) que la pensée du Prince et celle du Pontife nous étonnent par leur proximité, leur saisissante ressemblance sur de nombreux sujets. Tenez donc…

  • Lorsque, face aux nombreux conflits qui secouent le monde, le Pape Léon XIV s’engage résolument pour la paix et la diplomatie, en interpellant les dirigeants, comment pourrait-on ne pas y voir un juste écho aux postures récurrentes du Président Paul BIYA, « mendiant de la paix » pleinement assumé, agile adepte du jeu diplomatique de pure tradition, et partisan imperturbable d’un multilatéralisme agissant ?
  • Lorsque le Président Paul BIYA s’émeut des difficultés de vie de ses concitoyens, s’indigne, fustige et combat les comportements des « bandits à col blanc» ; lorsqu’il se préoccupe de l’insertion socio-professionnelle des jeunes et des femmes, qui pourrait sérieusement prétendre que cela ne convienne à l’engagement du Pape Léon XIV de relever les défis de l’économie moderne dérivés avec gravité et urgence de la « nouvelle révolution industrielle », des externalités négatives du capitalisme triomphant, de la corruption endémique des sociétés,  des injustices sociales… ? 
  • Lorsque le Pontife professe la synodalité au sein de son Eglise, s’appuyant sur des principes comme l’unité et la fraternité entre ses membres, ou encore l’engagement et la participation de tous au dessein commun, dit-il vraiment autre chose que ce que prodigue le Président Paul BIYA, inlassable artisan de l’unité nationale, pour la construction d’un Cameroun un et indivisible, prospère pour tous ?
  • Lorsque le Président Paul BIYA fait de son pays en une terre d’accueil, qui sait redonner espoir à tant de réfugiés, cela est-il, tant soit peu, en contradiction avec l’engagement du Pontife pour la défense des droits des migrants de par le monde ?

 

Des sujets abondent donc, sur lesquels le Prince, Paul BIYA, et le Pontife, Léon XIV, sont parfaitement en phase.

 

Et à bien y voir, le point cardinal de la communauté d’idées entre les deux hautes personnalités est bel et bien le désir profond de servir, d’abord et avant tout, l’idéal de la paix. La paix des cœurs, fruit de l’écoute, de la justice sociale, de la justice tout court, de la solidarité, de la primauté au service de la personne humaine, en toutes circonstances ; la paix ensuite entre les Nations, découlant d’une conscience aiguë des règles du droit international, du respect de la souveraineté des peuples, de la justice économique globale, de la diplomatie et du multilatéralisme comme leviers essentiels d’un dialogue productif entre les Nations. 

Lorsqu’une une telle paix sert de ferment, l’on peut alors envisager avec confiance l’avenir et allumer dans les cœurs des hommes et des femmes de notre temps, la flamme vivifiante de « l’espérance qui ne déçoit pas », selon les Saintes Ecritures.

 

Au sujet de l’espérance justement, les voies de la providence étant réputées insondables, nul ne saurait dire vraiment si c’est par pure coïncidence que Léon XIV est élu Pape le 8 mai 2025, en pleine année jubilaire de l’Espérance ; alors qu’en novembre de la même année, le Prince, Paul BIYA, inaugurait un nouveau septennat baptisé « Septennat des Grandes espérances » …   

 

S’il est admis que tout pouvoir vient de Dieu, il faut croire alors que la rencontre entre Paul BIYA et Léon XIV constitue un sommet entre deux bénis de Dieu, l’un le Pontife, Vicaire du Christ et successeur de Saint Pierre ; l’autre, le Prince, élu de la Nation camerounaise dont il incarne les institutions, avec charisme et grâce depuis des décennies. Entre les deux se révèle aux yeux de tous un liant solide et profond : la quête partagée d’une paix profonde, au service d’une espérance nouvelle pour les peuples d’aujourd’hui et de demain…

A l’homme de paix et d’espérance, Sa Sainteté le Pape Léon XIV, il convient donc de dire : Bienvenue au Cameroun, terre d’amitié et d’hospitalité, havre de liberté, de diversité culturelle et d’harmonie interreligieuse ; terre fidèle de catholicité, privilégiée du patronage spirituel protecteur et bienfaisant de la Vierge Marie ; terre de foi, de paix et d’espérance, sous la conduite d’un homme d’exception qui vous attend à bras ouverts, le Président Paul BIYA…

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